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5/13/2008

Les seins




Ma chère et tendre concubine a profité de notre petit séjour dans la chaumière normande parentale pour "rentrer du bois", comme on dit. Parce que ma moitié, elle ne se voit pas passer la Toussaint sans feu de cheminée. Inconcevable. Donc puisque nous sommes le week-end de Pentecôte et qu'il fait incroyablement beau pour un 11 mai, puisqu'elle est en maillot de bain, puisqu'il n'y plus de bûche dans le bûcher, remplissons-le. "Allez, je le fais !", elle a dit tout de bout.
Et comme c'est ainsi que je l'aime, je l'ai regardé partir avec sa brouette vers le fond du jardin. En maillot de bain deux pièces. Avec aussi sa jolie paire de ballerines Reppetto aux pieds et ses lunettes de soleil Prada sur le nez. Elle est partie exactement comme les jeunes recrues partirent au front en 14. En chantant.

Elle n'a pas chômé. Elle a fait le tri dans les bûches, choisi les plus belles et les plus grosses, celles qui feront honneur à la cheminée à l'arrivée des premiers frimas. Elle a fait des tours de jardins avec des brouettes pleines jusqu'à la gorge. Elle a fait la révolution dans le bûcher. Oui, c'est vrai, c'était mal organisé, mal structurée. Notre tas de bois a fier allure désormais. Vin Diou !

Et ce soir, au moment de se coucher après ces belles journées passées à vivre pleinement au plus près de la nature, elle m'a confié qu'elle était peut-être bien enceinte. Allons-nous avoir un petit Leni ? "Ouh ! Ca fait mal, j'ai les seins tout durs !"

- Chérie ! Chérie, tu n'es pas enceinte.
- Ah oui ! Et comment tu le sais d'abord... Monsieur le Directeur du Pilori ? Petit malin, va !
- Chérie, tu viens simplement de découvrir que tu avais des pectoraux !
- Des pectoraux ! Je déteste quand tu me prends pour une idiote...

Elle s'est retournée dans lit, a éteint la lumière. C'est tout.

4/18/2008

Madame Géniale


Lorsqu'elle arrivait à l'école maternelle pour chercher son fils, c'est toujours comme si la terre menaçait de s'arrêter de tourner. Tout ce qu'elle disait, pensait (toujours à voix haute), tout ce qu'elle faisait ou s'apprêtait à faire semblait de la plus haute importance : penser à prendre le sac du goûter resté accroché au porte-manteau de la classe, interpeller une autre maman, "Eh salut, tu vas bien ? Oui ? C'est génial ! Il faut qu'on se voit, tu m'appelles ?", remonter la fermeture éclair de l'anorak de son fils, payer la cantine, relacer une basket.

L'expression de son visage trahissait l'urgence absolue de sa mission : son fils, sa bataille ! Elle parlait fort, toujours en inspectant furtivement les alentours à la volée, toujours en détachant les mots comme une maitresse, ne négligeant aucune négation, choisissant son vocabulaire avec un soin particulier, dans un but volontairement éducatif.
Ce n'est pas qu'elle aurait aimer qu'on la regarde, non, simplement elle souhaitait que l'on remarque quelle mère parfaite elle était. Petite, elle aurait tant aimé avoir une mère comme celle là, précisément.

Chaque jour je la regardais s'agiter. Inmanquablement le simple fait de la croîser déclenchait chez moi un trouble, un agacement profond. Puis un jour je m'aperçus que je ne savais même pas à quoi ressemblait son fils. Blond, brun, petit ou grand ? Aucune idée. Ce gamin était une petite ombre docile et jamais je ne lui avais prêté la moindre attention. La prochaine fois, juré, je penserais à lui réserver un sourire, je ferais en sorte qu'il remarque que je sais qui il est.

Il est si compliqué d'exister quand on a une mère absolument parfaite.

Cancer de la prostate : je m'en branle !


Oui, oui, je m'en branle. Et même plutôt deux fois qu'une. Depuis l'âge de 12 ou 13 ans, je me traite avec beaucoup d'assiduité contre le fléau de l'homme moderne que représente le cancer de la prostate ! Et le traitement est simple, sans douleur. Une bonne branlette régulière.

"Une étude australienne, portant sur 2250 hommes et leurs pratiques sexuelles, a fait apparaître que ceux qui ont éjaculé le plus alors qu’ils avaient entre 20 et 50 ans sont les moins susceptibles de développer un cancer de la prostate." Elle est pas belle la vie ? Franchement ? Il y a des matins, ça fait vraiment plaisir de se lever.

Mais attention les gars, cette petite éjaculation doit impérativement se faire en solo avec l'aimable participation de cette très chère "veuve poignet".

Source : bangorama.fr

4/03/2008

Durex pour la réflexologie

Les traces de pas, le sable, l'océan, la pureté et la promesse de bien-être. J'ai pensé un instant utiliser cette image pour un article sur la réflexologie... Et puis, non !
Finalement, non, elle n'est pas adéquat cette image. Ma clientèle principalement féminine ne devrait pas trop apprécier.

2/14/2008

La Saint-Valentin ne passera pas par moi !

190 x 140
La demoiselle qui dort dans mon lit (à moins que ce ne soit plutôt l'inverse ; c'est l'inverse ? Ah, d'accord : donc c'est moi qui dort dans son lit) m'aime, et moi je l'aime aussi. Elle le sait, je le sais, nous le savons tous les deux.

Une rose rouge sang
Si je m'aventurais à lui offrir une rose le 14 février, ou pire, un petit bijou pourri (au vu des mes faibles moyens financiers), elle penserait sans doute que j'ai quelque chose à cacher ou à me faire pardonner. Et elle aurait sans doute raison.

14 février 2008
Que penser en effet d'un type qui éprouve le besoin impérieux, parce que la grande distribution tout à sa logique d'instrumentalisation pavlovienne le réclame, d'offrir des fleurs (plutôt moches et qui ne sont même pas de saison) à une fille un 14 février précisément ? Je vous le demande ?

Moi, je dis que cet homme là ne connaît pas le sens du mot Amour. Il ne sait pas qu'aimer ne se prouve pas. De quel droit d'abord ? Et pour quelle sombre raison ?

L'amour c'est être là, quoi qu'il arrive, c'est penser à l'autre avant de penser à soit. Et si l'être aimé se passionne pour la danse, cela revient à apprendre à danser sur un fil. Ma compagne n'aime pas les armes feu, tant mieux. Elle m'aime moi, aussi je peux à loisir lui parler de moi. Oui quel heureux homme je fais !

Pour revenir à notre "fleuriste", je rajouterais qu'il est de surcroit un pauvre con, car la rose qu'il va acheter en sortant du métro ou dans les allées de la grande surface est d'une piètre qualité. Avant de fâner dans un vase, elle aura traversé plusieurs pays en avion, elle aura poussé dans une serre à grands renforts d'angrais, d'eau et de pesticides...

Fin de l'histoire
Un jour, si l'Amour résiste au temps qui passe, notre histoire se finira ainsi. Je devine que les amateurs de roses font la fine bouche. Tant mieux. Je les laisse à leurs parfums de toilettes...

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